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Les capitaux en quête de sécurité trouvent une valeur refuge dans la forêt

La crise financière a redonné à la forêt un statut de valeur refuge. Le prix moyen à l'hectare des forêts françaises a augmenté de près de 11 % l'an dernier.

La forêt française a aujourd'hui un point commun avec l'immobilier : crise financière aidant, elle s'installe dans un statut de valeur refuge. D'où une activité soutenue (surtout sur le segment des grandes forêts de plus de 50 hectares) avec 1,2 milliard d'euros de transactions l'an dernier. Sur un marché représentant 15 millions d'hectares (27 % du territoire français), aux trois quarts privé, les surfaces vendues ont bondi de 11 %, à 112.700 hectares, selon les estimations de la Fédération nationale des Safer (FNSAFER) et de la Société Forestière.

Cette dernière, filiale de la Caisse des Dépôts et principal gestionnaire privé d'investissements forestiers en France, pointe du doigt non seulement l'effet refuge mais la ruée des vendeurs fin 2011 pour empocher leurs plus-values avant le durcissement de la fiscalité au 1 er février 2012 (les forêts sont soumises au même régime des plus-values que les résidences secondaires). Cela a conduit à une augmentation de 10,8 % du prix moyen à l'hectare l'an dernier (+ 19 % en deux ans !), à 3.960 euros soit, en monnaie constante (hors inflation), son niveau de 1985. Ce qui reste inférieur au pic historique de 1981 (6.200 euros l'hectare). Mais, depuis 1997, le prix à l'hectare n'a cessé d'augmenter (+ 46 %). Il n'a enregistré qu'une seule année de baisse (- 1,6 % en 1998), est resté stable en 2000 malgré la tempête de 1999 divisant par deux le prix du bois et a légèrement progressé en 2009, en dépit de la crise financière et d'un nouveau recul du prix du bois (- 23 %).

Depuis, le prix du bois a rebondi. Toutefois, aujourd'hui, à 3.960 euros l'hectare, la forêt vaut davantage que le bois qui la compose... « Alors que la valeur de marché des forêts est normalement fonction du prix du bois et de celui des terres agricoles, aujourd'hui, elle se décorrèle et est de 10 % à 20 % supérieure », observe Laurent Piermont, PDG de la Société Forestière.

Les Echos, le 31/05/2012



 
 
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